Lotus Elite S2 Climax

Belle préparation. Papiers FIA.

Pour prendre part au prochain Tour Auto...

millésime1961
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le véhicule

Lotus Type 14

Selon les registres de l’usine Lotus, l’Elite que nous présentons à la vente a été livrée neuve en France le 2 Juin 1961 à son premier propriétaire via les établissements Beaudoin, Germain & Cie (104, rue Michel-Ange, Paris 16). Mise en circulation quelques jours plus tard, le 14 Juin, il est à noter qu’elle se présentait alors en version de route, « non-coursifiée ». Depuis cette date, la voiture est toujours demeurée sur le territoire Français.

Il s’agit d’une S2 « S/E » (Special Equipment) en conduite à gauche d’origine. Cette version était équipée à l’origine d’un moteur Coventry Climax FWE et d’une boîte de vitesses ZF. En outre, toutes les S2 étaient équipées de série de la coque/carrosserie construite chez Bristol Aviation.

L’important dossier qui accompagne cette Elite nous a permis de retracer l’ensemble des travaux de restauration, de préparation et d’entretien qui ont été effectués par les propriétaires Français successifs qui ont possédé la voiture depuis 2007 jusqu’à aujourd’hui. Durant cette période, ce sont près de 150 000 € qui ont été investis auprès de différents spécialistes du monde de la compétition historique pour faire de cette Elite la performante automobile de course qu’elle est aujourd’hui.

Préparation, restauration, entretiens

En 2007, alors qu’elle venait de changer de mains, la voiture est confiée au préparateur C2C (René et Ludovic Caron) avec l’objectif de la fiabiliser pour la pratique du VHRS. S’en suivront deux Tour Auto successifs en régularité (2008 et 2009) avant qu’elle ne participe à la Ronde du Ventoux (2009).

En 2010, la coque Bristol Aviation affichant des signes de fatigue, il est décidé d’en faire refabriquer une par l’Atelier Jean Pirard en Belgique qui dispose des moules Lotus d’origine. C’est à cette occasion qu’il est décidé de la « coursifier » en vue d’une utilisation en VHC : extincteurs, arceaux, baquets, harnais, coupe-circuit. A la suite de ces importants travaux, cette belle Elite s’illustre lors de son premier Tour Auto en VHC en 2011 : 5ème place du classement VHC (indice de performance) avant de faire ses premiers pas dans les épreuves de Sixties Endurance (épreuves au sein desquelles elle s’illustrera par 5 podiums en 5 ans jusqu’en 2016 à l’indice de performance). Notons également 4 participations successives au Mans Classic (2010, 2012, 2014, 2016).

C’est d’ailleurs durant cette épreuve mythique, en 2014, que le moteur d’origine de la voiture casse. Il est alors décidé d’acquérir un nouveau moteur Coventry Climax auprès d’un spécialiste Lotus Belge reconnu, et de l’installer dans la voiture afin de lui permettre de reprendre la route des circuits en Sixties Endurance.

Il s’avère que le moteur dont il est question ici avait été entièrement refait et préparé en 2007 auprès de VDS Racing Engines pour un coût avoisinant les 40 000 $ comprenant entre autres choses un important travail sous-traité par Hoole Racing sur la culasse, l’arbre à came et les soupapes. Un renforcement du bloc avait été effectué pour stabiliser les paliers de vilebrequin avant qu’un carter d’huile en alu sur mesure soit fabriqué et intégré à l’ensemble (factures et photos de détails jointes au dossier).

En 2016, avant de prendre part successivement à Spa Classic (victoire à l’indice de performance), au Mans Classic (3ème du plateau 3 à l’indice de performance) et aux 10000 Tours,  son « nouveau » moteur a été entièrement révisé chez DWR (David Whitehurst Racing) en Angleterre avant que la voiture ne retourne chez un spécialiste de la compétition historique pour diverses opérations de maintenance. Depuis cette date, la voiture a été remisée dans des conditions optimales de gardiennage avant que les propriétaires ne décident de s’en séparer. Le moteur révisé ne compte donc actuellement que 5 heures de course.

Éligible pour les plus belles épreuves européennes

Cette superbe Lotus Elite S2 se présente aujourd’hui dans un excellent état. Elle est accompagnée de son PTH FIA mais aussi de toutes les factures depuis 2007 retraçant toute l’évolution de la préparation, de la restauration et de l’entretien.

Chef d’œuvre absolu, première automobile de route de la marque Britannique et accessoirement monture des premiers exploits d’un certain Jim Clark, l’Elite n’est pas une automobile commune. En plus d’être finement affuté, notre exemplaire se présente dans une très belle condition « ready to race ». Les plus belles compétitions historiques vous attendent…

l'histoire du modèle

La première GT de la marque Lotus

Il est de notoriété publique que les seules véritables intentions de Colin Chapman quand il créa Lotus était de faire courir ses automobiles en compétition et de les faire triompher. Son intérêt pour les voitures de route était périphérique. Mais à la fin des années 50, portée par son ambition, il souhaita prendre l’envergure d’un véritable constructeur automobile. L’heure était venue pour Lotus de créer sa première Grand Tourisme, une automobile taillée pour les gentlemen drivers aisés mais connaisseurs…

Il est évident que construire une telle voiture nécessitait des moyens d’envergure. Les procédés de fabrication jusque là utilisés par la marque pour produire ses voitures de compétition n’étaient pas applicables à ce modèle. En plus de ces éléments, l’Elite était l’une des premières voitures de série à bénéficier d’une carrosserie monocoque en fibre de verre, une innovation incroyable pour l’époque. Malgré le fait que l’Elite soit une GT, Colin Chapman ne voulait pas déroger à la règle qu’il s’était toujours fixée pour toutes ses autos : « light is right » !

Un design hors-norme

Le fabuleux dessin de l’Elite revient au travail commun réalisé par Colin Chapman et un client de la marque nommé Peter Kirwan-Taylor, la question aérodynamique étant perfectionnée de manière incroyable par le grand Franck Costin. Concernant le moteur, c’est une formule hybride qui fut proposée par Leonard Lee résultant d’un « mix » entre le Coventry Climax FWA et le FWB. Le moteur Coventry Climax FWE était né. Il développait 1216cc pour 75cv, un peu décevant compte tenant de son coût de développement…

Le prototype fut présenté juste à temps pour le Salon d’Earls Court en Octobre 1957. L’Elite faisait une entrée en scène remarquée, les avis étaient unanimes, sa carrière semblait prometteuse et son destin allait le prouver ! Bien que l’Elite soit une voiture de route, elle prit rapidement et presque inévitablement le chemin des circuits et des courses de côte. Ian Walker, Jim Clark, Peter Lumsden, pour ne citer qu’eux, accumulèrent les succès au volant de cette voiture. L’Elite remporta ainsi plusieurs victoires de classe consécutives au 24 heures du Mans !

Au début des années 60, mécontents des services de leurs fournisseurs, Lotus décida de se tourner vers Bristol Aviation pour construire tous les ensembles carrosserie-châssis. La suspension arrière avait été modifiée afin de supprimer les braquages induits. Ces voitures ont alors pris le nom de « Série 2 » quel que soit le modèle.

Une automobile d’Elite

L’Elite ne faisait pas rentrer d’argent mais il ne serait pas juste de lui reprocher car elle construisit l’image de Lotus et toute une génération de fanatiques se sont extasiés devant sa ligne prodigieuse et ses merveilleuses qualités routières.

Elle est maintenant devenue une classique parmi les classiques et certains la considèrent à juste titre comme l’une des plus belles voitures de Grand Tourisme jamais produites. Dotée d’une ligne absolument stupéfiante de pureté et de modernité, il s’agit d’une véritable œuvre d’art. Produite à (seulement) un peu plus de 1000 exemplaires, elle est une vraie automobile … d’élite !

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