Motosacoche Type 510 [SIDE-CAR]

Superbe condition. Historique connu.

Pour acquérir une pièce de collection d'avant-guerre exceptionnelle...

millésime1936
  
prix19 000 €
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le véhicule

Historique

Le superbe side-car Motosacoche Type 510 que nous présentons à la vente a été mise en circulation au cours de l’année 1936.

Grâce à l’aide précieuse apportée par le fils de l’un des propriétaires, il nous a été possible de remonter une grande partie de son historique. Ainsi, elle n’aurait connu jusqu’à ce jour, seulement que quatre propriétaires.

Une anecdote vaut le coup d’être ici racontée. Acquise par son second possesseur en Décembre 1969 (pour la somme de 500 Francs), ce dernier pris part à la mythique réunion des Éléphants durant l’hiver 1970, alors qu’il ne disposait pas encore de son permis moto ! Une autre époque…

Une exceptionnelle photo de cette aventure est jointe dans le dossier historique. On y voit le side-car enneigé dans les paddocks du Nürburgring avec les deux occupants prenant fièrement la pose devant, sourire aux lèvres. Une ambiance empreinte de magie qui nous laisse rêver devant ce goût pour l’aventure hors-norme.

Acquise par l’un des amis du second propriétaire en Décembre 1977, elle coula des jours heureux avant de rejoindre son quatrième et dernier possesseur en date, au début de l’année 2016.

Son historique est à la hauteur de sa condition, particulièrement exceptionnelle, pour une machine de cette génération. Il est à noter que ce side-car avait été entièrement restauré en 1952 par le premier propriétaire.

Spécification actuelle

Moto Motosacoche Type 510 – 500cc – Moteur M.A.G. (Motosacoche Acacias Genève)
Side Simard avec capote et arceaux
Boîte de vitesses Burman

Détails esthétiques

Quelques délicieux détails de ce superbe side-car nous racontent un bout de son histoire au fil du temps.

Ainsi, nous pouvons citer pêle-mêle :

– Le somptueux réservoir présentant quelques imperfections liées tout d’abord au travail de la main mais aussi à l’épreuve du temps. Affichant une alternance d’aluminium poli nu de peinture à la main, il est incontestablement l’un des plus beaux objets qui composent cette extraordinaire machine.- L’emblème de la marque suisse Motosacoche peinte de part et d’autre du réservoir avec les fameux trois visages en un.

– La patine de la peinture, que ce soit sur le side ou sur la moto est superbe. La combinaison de trois couleurs principales qui habillent cette machine est des plus élégantes.

– Les jantes chromées à rayons.

– Les superbes échappements chromés qui parcourent de façon très aérodynamique tout le long de la moto.

– Les deux petites sacoches latérales à lanières.

– La selle Brown d’époque en cuir noir.

– Le large optique Marchal rond à l’avant de la moto.

– Le « STOP » chromé intégré dans le feux stop arrière de la moto avec une police Art-Déco.

– Le compteur de vitesse ED.

– Le somptueux side Louis Simard (dont les usines étaient situées à Villeurbanne, au 12 rue Antoine Primat). La plaque du side est toujours présente à l’arrière tandis qu’à l’avant, nous retrouvons l’étoile Simard, caractéristique des sides de ce fabricant.

– Le discret « Saint Christophe » collé à l’intérieur du side. Saint patron des aventuriers et des voyageurs, nous pouvons aisément s’imaginer à quel point il a dû se montrer bonne compagnie lors du périple des Éléphants en 1970…

– Le moteur M.A.G. qui est une œuvre d’art à part entière.

– Les vieilles plaques d’immatriculation présentant l’ancienne numérotation (immatriculation de Décembre 1977).

– Et enfin, la plaque constructeur avec le numéro de cadre présentant une spécificité que seuls de bons yeux permettent de remarquer. Tout en bas de cette fine plaquette figure discrètement le nom de la ville de Lyon. Cela pourrait expliquer que cette moto aurait été livrée neuve directement à Lyon à son premier propriétaire, probablement via un importateur local, avant que le side (fabriqué à Villeurbanne) n’y soit rajouté. Malgré cette potentielle déduction, l’emploi du conditionnel demeure de rigueur.

Contenu du dossier historique

Carte grise française normale
Nombreuses factures faisant état d’importants entretiens récents
Photo d’époque durant Les Éléphants en 1970
Échanges de courriers avec le fils de l’un des quatre propriétaires
Copies de documentations d’époque sur la boîte de vitesses et les moteurs M.A.G.

Le Rallye des Éléphants

Devenue au fil des années l’un des événements incontournables de la vie du « motard pur et dur », le Rallye des Éléphants s’est forgé un mythe dont peuvent s’enorgueillir tous ceux qui y ont un jour pris part.

Il consiste en une concentration le premier week-end de l’année, loin de tout. Pas de gagnant, pas de perdant, mais le périple pour accéder au lieu de RDV s’avère parfois digne d’un rallye en raison de conditions météorologiques de cette période de l’année, normalement incompatibles avec la pratique de la moto.

La première édition eut lieu le 7 Janvier 1956 au lieu-dit Glemseck, près de Stuttgart (Allemagne), à l’initiative d’un journaliste Allemand Ernst Leverkus. Il rassembla principalement des motards équipés de side-cars Zündapp (KS 601) surnommés « Éléphants verts », capables de rouler par tous les temps.

Parfois le théâtre de débordements, le rassemblement évolua par la suite avant de se tenir successivement à Bad Dürkheim en 1958, à Stadtoldendorf en 1959, à Gross Felberg en 1960 puis au Nürburgring jusqu’en 1977 et enfin à Salzburg (Autriche) jusqu’en 1988. Depuis, il se déroule sur le site de Thurmansbang-Solla (Allemagne).

Les éléments tels que le froid, la pluie, la neige rendent le périple particulièrement complexe et les chutes parfois inévitables. Preuve irréfutable de la grande fraternité motarde, le rallye des Éléphants est désormais plus qu’un rallye, il est devenu un évènement multiculturel.

(source : jarrige.fr)

Reprendre attache avec l’Histoire

Tous les détails historiques et esthétiques de ce formidable side-car nous ramènent invariablement à une époque fantastique, celle de l’entre-deux guerres…

Une époque dans laquelle la mobilité (sous toutes ses formes) était au centre de tout. Une époque marquée par d’innombrables innovations dont nous bénéficions encore aujourd’hui au 21ème siècle. Enfin, une époque au sein de laquelle de nombreux hommes et de nombreuses femmes ont laissé une trace indélébile par leur talent, leur courage et leur insatiable esprit d’aventure.

Prendre les commandes d’une telle machine, c’est revenir en 1936, c’est assouvir son désir de voyage, c’est aussi et surtout, pour nous contemporains, reprendre contact avec l’une période les plus riches de l’automobile en Europe (et particulièrement en France)…

Galerie Photo

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